Communiqué de
presse
Paris, le 5 octobre 2005
Dans son rapport remis au Premier Ministre,
le Sénateur Aymeri de Montesquiou appelle la France
à renforcer son partenariat avec les 5 Républiques* d'Asie
centrale
Parlementaire en mission
et ayant développé des relations suivies avec les dirigeants
politiques de la zone depuis 1993,
le Président du groupe d'amitié France-Kazakhstan, Aymeri de Montesquiou
(Sénateur du Gers Radical-UMP) a remis au Premier Ministre, le 26 août
dernier, un rapport qui souligne l'intérêt économique et stratégique
de l'Asie centrale pour la France et propose des moyens d'y renforcer la
présence française. En effet, le positionnement géopolitique de cette
zone et les richesses en ressources naturelles (ainsi le Kazakhstan devrait
produire d'ici 2015 l'équivalent de la production actuelle de pétrole
des Emirats arabes unis) constituent une réelle opportunité pour nos
entreprises.
A l'heure actuelle, entre le 9e et le 15e
exportateur selon ces pays, la France occupe une place marginale en terme
d'investissements et les moyens publics français sont inférieurs à ceux
déployés par les autres bailleurs de fonds, qu'ils soient bilatéraux
(États-Unis, Japon, Allemagne notamment) ou multilatéraux (Banque
mondiale, BERD, Banques asiatique et islamique de développement et même
Commission européenne).
La définition d'une stratégie de présence française doit
s'accompagner d'un véritable investissement politique au plus haut
niveau. Quatre axes ont été déterminés :
-
présenter une alternative à la dépendance vis-à-vis des puissances régionales :
La France est en position de participer activement aux projets qui
permettront de désenclaver la région, notamment ceux relatifs à l'évacuation
des ressources en hydrocarbures et au transport de marchandises ;
-
préparer la sortie de l'économie extractive en proposant notre
savoir-faire :
Les pays d'Asie centrale, étant très dépendants de richesses spécifiques,
ce qui les fragilise ; la France doit les aider à diversifier leur économie,
notamment grâce à la mise en place de technopoles ;
-
contribuer au développement
durable de la région :
La France peut directement participer à des projets permettant d'assurer
une meilleure maîtrise des risques et protection de l'environnement ainsi
que le développement des villes et des campagnes, en particulier dans le
domaine de l'eau. Elle peut également contribuer à la définition d'un
nouvel équilibre entre irrigation et production hydroélectrique.
-
participer à la sécurité intérieure et extérieure de
ces pays
en soutenant les projets de surveillance des frontières, de
lutte contre le terrorisme et de maintien de la sécurité civile et
militaire. La promotion d'une solution négociée aux différends relatifs
à la mer Caspienne assurera également sa crédibilité diplomatique dans
la région. Elle doit enfin rapidement mobiliser l'ensemble des
instruments de coopération administrative et de formation des élites pour
ancrer durablement dans ces sociétés les fondements de démocraties
ouvertes sur le monde extérieur.
Pour élaborer son
rapport, Aymeri de Montesquiou a complété les 80 auditions de personnalités
politiques, économiques et administratives au plus haut niveau en France et
en Asie centrale par l'organisation, à Tachkent, de la première réunion
interrégionale des diplomates français dans la zone, d'un séminaire à
Paris avec les grandes entreprises impliquées ou potentiellement impliquées
et d'une consultation de toutes les CCI françaises qui, au plus près du
terrain, lui ont ainsi fait connaître les besoins de nos entreprises,
essentiellement des PME.
Photographie de la
remise du rapport au Premier ministre sur demande.
Contact :
Jean-Marc Virieux, Service de la
communication du Sénat
Tél :01 42 34 25 13
jm.virieux@senat.fr
*
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