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Les réactions de sénateurs représentant les Français établis hors de France

MM. Christian Cointat, Christophe-André Frassa, Michel Guerry, Mme Christiane Kammermann,
du Groupe Majorité Présidentielle,

Mmes Monique Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage et M. Richard Yung, du Groupe ADFE,

et M. Robert del Picchia, du Groupe de l'Union de la Majorité

 

Réaction du groupe Majorité Présidentielle : MM. Christian Cointat, Christophe-André Frassa, Michel Guerry et Mme Christiane Kammermann

Depuis plusieurs jours, beaucoup de nos compatriotes sont inquiets par les récentes révélations faites dans la presse à la suite d’un rapport parlementaire sur l’enseignement français à l’étranger rédigé par la mission d'évaluation et de contrôle (MEC) dépendant de la commission des finances de l'Assemblée nationale ; rapport rendu sans aucune consultation des élus des Français de l’étranger.

Ce rapport préconise, en raison de «son iniquité et son coût pour l'Etat», la suspension de la gratuité des lycées français à l'étranger, voulue et mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007.

Hervé Féron, député socialiste de Meurthe-et-Moselle, rapporteur de cette mission, estime que la gratuité revient à «un mini-bouclier fiscal pour les plus riches.» Selon lui, «faute d’être plafonnée, cette mesure profite non seulement à des contribuables gagnant jusqu’à 2 M€ par an et qui ne paient pas d’impôt en France. »

Ainsi, pour la gauche, de trop coûteuse et impossible à financer, la mesure est donc subitement devenue trop injuste. Et pour justifier son futur abandon, il semble désormais bien pratique de montrer du doigt les «riches» expatriés.

Rappelons simplement qu’en France, l’école est gratuite pour tous sans aucune condition de revenus et que nos compatriotes résidant à l'étranger sont loin, mais très loin, d'être des nantis.

Parallèlement, le coût moyen d’un lycéen est de 4.084 € à l’étranger contre 10.710 € en France.

Depuis le temps que nous nous insurgeons contre cet a priori, il est triste qu'un élu de la République n’ait que cet argument pour rayer d'un trait de plume une évolution formidable pour les parents d'élèves à l'étranger.

Dans ses propres rangs, des propositions moins radicales -en tout cas portées par des personnalités qui connaissent, quant à elles, le dossier- sont d’ailleurs mises en avant.

Par ailleurs, le Président de la République vient de confier, à la Sénatrice Sophie Joissains et à la Députée Geneviève Colot, une mission de réflexion sure l’avenir de la prise en charges des frais de scolarité à l’étranger (PEC).

Dans ce cadre, elles ont souhaité au lendemain de leur nomination « prendre le pouls » des élus des Français de l’étranger et recueillir leur sentiment sur la manière dont la mesure a été ressentie sur le terrain.

Tout en rappelant que toute mesure est perfectible, le groupe Majorité Présidentielle a rappelé fermement que la prise en charge faisait partie des deux promesses de campagne aujourd’hui tenues par le Président Nicolas Sarkozy et qu’elle avait permis d’abonder le budget alloué à l’AEFE.

Aussi, plutôt que de confondre la prise en charge et le traitement des dossiers de bourses, il est impératif de dissocier ces deux mesures, au risque de perdre les fonds supplémentaires alloués à la PEC.

Il ne s’agit pas d’un débat technique mais bien d’un débat qui se situe sur le plan purement politique. Il nous faut bien garder cela à l’esprit.

Pour le groupe Majorité Présidentielle, les travaux de la mission parlementaire de Mesdames Joissains et Colot, sur le fondement des propositions des uns et des autres, devra se concentrer sur le meilleur emploi possible des montants de la PEC et la pérennisation du système.

Même si le rapport présenté par la mission d'évaluation et de contrôle sur l'enseignement français à l'étranger à l’Assemblée nationale est à prendre en considération, il est néanmoins surprenant que ni Sophie Joissains, ni Geneviève Colot n'en aient été mises au courant.

Pour se faire une idée réellement objective de la question, n’est-il pas plus judicieux d’attendre les conclusions de la mission Joissains-Colot dans quelques jours ?

Les pistes à suivre pour améliorer le système sont légions : plafonnement de l’aide, conditions de revenus, réflexion sur les frais d'écolage, adjonction au budget du ministère de l'éducation national, etc.

Cependant, il ne faut pas se leurrer : demander la suppression de la PEC équivaudrait à perdre purement et simplement les montants alloués, surtout en période de crise où tout est bon à reverser au budget général de l'Etat.

Parallèlement, associer la PEC aux bourses scolaires serait une grave et dangereuse erreur. Le budget de l'une ne pouvant bien évidement être reversé dans l'autre.

Les principaux détracteurs de la mesure le savent pertinemment, mais se gardent bien d’en parler.

A chaud et sans recul, les prises de position «politiques» visant à déstabiliser systématiquement les décisions du Gouvernement ne doivent pas nous faire tomber dans le panneau d'une «guéguerre» inutile.

Ne faut-il pas par ailleurs s’étonner qu’outre l’opposition, certains parlementaires de la majorité cautionnent les propos d’Hervé Féron. N’auraient-ils pas dû au préalable s’enquérir de ceux qui vivent cette mesure sur le terrain ?

La chasse aux niches fiscales obnubile le débat public. Mais plutôt que de les supprimer, le Gouvernement réfléchit actuellement à les adapter dans un contexte économique difficile.

La PEC n’est pas une niche fiscale. Dire le contraire est faux !

Comme toute mesure inédite, son application doit subir des ajustements. C’est en ce sens que nous demandons à ceux qui soutiennent l’action du Président de la République de ne pas prendre -par méconnaissance du dossier- de positions radicales ou de décisions hâtives risquant de fragiliser voire de briser l’élan des réformes importantes et courageuses envers nos compatriotes de l’étranger.

Sophie Joissains et Geneviève Colot ont mené leur mission en toute objectivité et sans aucun a priori.

Elles ont, dans cet objectif, souhaité rencontrer les premiers concernés les élus de l’Assemblée des Français de l'étranger.

Il serait intéressant de connaître le planning des auditions du député Féron qui lui ont permis d’arriver à de telles conclusions -conclusions qui feront certainement très plaisir à l'ensemble des parents d'élèves qui ont pu, grâce à la PEC, inscrire leurs enfants dans nos lycées français à l'étranger.

Nous avons même pu lire que la mesure «ruinerait» le ministère des affaires étrangères et européennes ou que la PEC nuirait au rayonnement culturel français à l’étranger.

Soyons sérieux et plutôt que de systématiquement s’opposer ou se plaindre (le syndrome français…), essayons de positiver et de regarder l’avenir en nous demandant comment modifier les curseurs pour faire en sorte que cette mesure prenne toute sa place sans léser certains ou profiter à d’autres.

 


 

Réaction du groupe ADFE : Mmes Monique Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage, et M. Richard Yung

Chantage de la majorité : « la PEC ou rien ».

Telle est la teneur de la lettre d’information du groupe majorité présidentielle à l’Assemblée des Français de l’Etranger (N°3-Juillet 2010).  C’était aussi la conclusion que Mme Sophie Joissans (UMP) avait annoncée au bureau permanent de l’AFE le 21 mai, avant même d’avoir entamé le rapport que le Président de la République lui avait confié ainsi qu’à Mme la Députée Collot, UMP elle aussi.

Nos collègues de la majorité parlementaire ont une curieuse conception du contrôle de l’usage des fonds publics par le Parlement : ou bien les crédits sont affectés selon le bon vouloir du Prince ou bien ils sont supprimés. C’est à prendre ou à laisser.

Or, depuis la Magna Carta britannique (15 juin 1215) ce n’est pas ainsi que se passent les choses en démocratie. Les contribuables paient leurs impôts,  et les parlementaires sont garants de la bonne affectation des sommes ainsi collectées.

La PEC est une mauvaise allocation des fonds publics. C’est le résultat d’une promesse électorale et non celui d’un débat parlementaire public précédé d’une étude d’impact.

Or, ce qui manque totalement dans la lettre d’information de nos quatre collègues sénateurs UMP, c’est justement la référence à l’impact budgétaire de la PEC.

La voici.

D’une part le ministre du Budget annonce une baisse des crédits du ministère des Affaires étrangères :

·         de -5% en 2011,

·         puis de -7,5% en 2012

·         et de -10% en 2013.

Par ailleurs, la subvention de la Direction des Français à l’Etranger diminuera dans les mêmes proportions que le budget du MAE tandis que celle de l’AEFE sera bloquée à 420 M€. Simultanément, les besoins de financement pour la PEC augmenteront de 20 M€ tous les ans, en la limitant aux classes de lycée. Dès 2011, la mesure n’est plus financée en conséquence de quoi les crédits nécessaires à la PEC devront être trouvés sur les autres chapitres concernant les français de l’Etranger.

Si nos collègues ne peuvent nous garantir que le budget consacré à la DFAE va augmenter des montants nécessaires à la PEC au lieu de diminuer comme l’annonce le ministre du budget, il ne reste qu’une solution : la PEC, plafonnée dans son montant et modulée selon les ressources des familles se transforme… en bourses sur critères sociaux.

C’est ce que nous proposons et  c’est d’ailleurs ce qu’ils proposent sans le dire.

Toutes les attaques contre le rapport des députés UMP Mancel et Schneider et de « l’abominable » socialiste FERON, qui a auditionné M. Mac Coll et Olivier Cadic, tout comme Monique Cerisier ben Guiga ainsi que tous les fonctionnaires et personnalités compétentes, ne changeront rien ni aux faits ni aux chiffres.

L'aide de l'Etat aux familles n'est correctement allouée, eu égard au respect dû aux contribuables, que par des bourses scolaires attribuées sur critères sociaux.

 


 

Réaction de M. Robert del Picchia, du Groupe de l'Union de la Majorité

La vérité sur les Lycées Français à l’étranger

(Réponse à l’article de Madame Hélène CARRERE d’ENCAUSSE, Secrétaire perpétuel de l’Académie française dans le Figaro du 8 juillet 2010)

Chère Madame,

J’admire votre enthousiasme à défendre la langue et la culture françaises et je soutiens pleinement cet engagement.

Je suis persuadé de votre totale bonne foi et de vos intentions très louables à la signature de l’article paru dans le Figaro du 8 juillet dernier. C’est pourquoi, je suis désolé de constater, à la lecture de ce dernier, que les informations qui vous ont été transmises sont inexactes, mal intentionnées, voire  peut être même manipulées. En tout cas, elles ne vous ont pas aidé à faire une analyse objective dans ce débat qui s’est instauré sur la prise en charge par l’Etat des frais de scolarité des enfants français à l’étranger pour le classes de lycée (Terminale, Première et Seconde).  Permettez-moi de rétablir la vérité en vous expliquant pourquoi la mesure  « généreuse n’a pas de conséquences désastreuses ».  Ni pour les Français, ni pour les étrangers.

Non ! Les lycées prestigieux ne vont pas disparaitre.

Ni à brève, ni à longue chance, contrairement à ce que vous écrivez. D’ailleurs, vous faites référence aux chiffres de 2005 : 430 établissements. En 2010, après la mise en œuvre de la mesure de prise en charge, ce sont 461 écoles qui existent…

Non ! Les enfants de fonctionnaires ne sont pas pénalisés.

Ils profitent aussi de la gratuité grâce aux « prestations familiales » (avantage familial ou majorations familiales, sans compter en plus pour certains les allocations familiales françaises). Et ce, pour toutes les classes, dans une école française ou non.  Précisons que les « prestations familiales » sont versées dès la naissance de l’enfant. Les autres enfants français à l’étranger n’ont droit à aucune prestation….

Non !  Les enfants étrangers ne sont pas « évincés » des écoles françaises.

Les 461 établissements ont accueilli au total cette année 272.593 élèves dont 105.862 français. Les élèves étrangers sont donc 166.731, soit plus de 61 %. Seulement 0,5 % de moins que l’an dernier. Pas de grandes « pertes » car ils avaient augmenté leur nombre l’an dernier de 6,4% - alors que la mesure de gratuité était déjà en vigueur - . Mieux même, pour les classes de lycées – celles où  la mesure s’applique - le nombre d’enfants étrangers augmente de 4,9 %...

 Non ! Il n’y a pas de doublement des crédits.

Cette année était la première année de mise en œuvre totale, dans les trois classes de lycée. Donc pas de comparaison possible. Les crédits pour la prise en charge ont été de 42 millions d’Euros. (Le budget de l’Agence coûte à l’Etat 420,8 millions. Les parents en paient pour leur part plus de 500 millions). Et encore. Sur les 42 millions prévus, la prise en charge de la scolarité n’a couté que 30 millions… Les 12 millions d’Euros restants sont allés au budget des bourses pour les familles aux revenus insuffisants.

Non ! La gratuité n’est pas si coûteuse.

Pour les seuls élèves de lycée – ceux concernés pas la mesure de prise en charge – le coût moyen est de 4.084 € à l’étranger (2009), et de 10.710 € en France (2008, derniers chiffres connus). Le coût moyen par élève de la PEC est cette année de  4.434 Euros. Rappelons aussi que l’Etat finance les écoles privées en France à hauteur de 7 milliards d’euros, sans que cela n’émeuve personne, et pour cause ! Cela reviendrait beaucoup plus cher s’il fallait que l’Etat scolarise ces élèves dans le secteur public. De la même façon, cela coûterait plus cher à l’Etat si les enfants français actuellement scolarisés à l’étranger, l’étaient en France.

Non ! La PEC ne mobilise pas les ressources et n’entraine pas l’abandon des projets de l’AEFE.

La mesure, on le sait, ne sera pas étendue à toutes les classes, seules les classes de lycée sont prévues. Les ressources ne sont pas mobilisées puisqu’il s’agit d’un  financement spécifique. Les établissements sont remboursés à l’Euro près. Le budget de l’AEFE n’est pas concerné.  Et si la mesure devait être abandonnée, les 42 millions retourneraient dans le budget général au détriment de l’AEFE… et des bourses. Certes les besoins de rénovation des bâtiments existent mais les projets ne sont pas abandonnés. Je vous conseille de vérifier sur place. Le nouveau Lycée d’Ankara par exemple existe bel et bien…

Non ! Il n’y a pas de dégradation inéluctable du niveau des études à cause de la PEC.

Cette assertion est une injure faite aux enseignants de qualité qui travaillent avec conscience et compétence à l’étranger. Il n’y a pas de poussée vers les classes de lycée de jeunes qui n’ont pas suivi le cursus français. On n’entre pas dans les classes de lycée sans avoir suivi auparavant une scolarité dans les classes inférieures d’un établissement français.  Nous pouvons être fiers de nos lycées. Le taux de réussite au Bac est en moyenne de 94%. C’est la qualité de l’enseignement et de l’encadrement qui fait le succès de nos écoles auprès des étrangers.

Non ! Les entreprises ne se désengagent pas.

Sur les 180 entreprises qui travaillent sur l’étranger réunies dans le  « Cercle Magellan », seules 4 ont à ce jour donné depuis le siège une consigne de désengagement, les autres ont au contraire une politique délibérée de poursuite du paiement des frais de scolarité. Les grandes entreprises qui ne sont pas demandeuses de cette mesure et veulent surtout un réseau dynamique et de qualité ont choisi pour la plupart de continuer à payer les frais de scolarité. Le désengagement est le fait des petites structures (PME, entrepreneurs individuels) qui étaient justement l'un des objectifs secondaires de la PEC pour les aider à se développer à l’étranger.

Non ! Désolé, mais la mission prioritaire des lycées n’est pas de porter à l’extérieur la langue et la culture françaises.

Les lycées y contribuent largement certes, c’est bien ainsi. Mais pourquoi diable les parents d’élèves qui paient déjà plus de 60% du budget de l’Agence devraient-ils financer cette mission ? Ne confondez pas « enseignement français » et « enseignement du français ».

Pour le rayonnement de la langue et de la culture française, la France dispose du vaste réseau des alliances et des centres culturels. Sur un seul programme, l’Etat alloue 61,7 millions d’Euros et plus de 14 millions pour des bourses qui bénéficient à 11.010 étudiants étrangers.

Rappel législatif : La première mission fixée par la loi à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger  (AEFE) est « d'assurer, en faveur des enfants de nationalité française résidant à l'étranger, les missions de service public relatives à l'éducation ». La deuxième mission est la coopération éducative ; le rayonnement de la langue et de la culture françaises « notamment par l'accueil d'élèves étrangers » n’arrivant qu’en troisième position.

A noter que la priorité des enfants français sur les enfants étrangers a été affirmée par le tribunal administratif de Paris dans un jugement du mois de juin 2010. Le tribunal a en effet annulé une décision de l’AEFE qui avait refusé l’inscription d’enfants français au Lycée de Munich alors que des places disponibles avaient été données à des enfants étrangers. Le jugement du tribunal repose sur le 1er objectif de l’AEFE qui est la scolarisation des enfants français  Le jugement précise que l’objectif de contribuer au rayonnement de la culture française par l’accueil d’élèves étrangers ne peut y faire obstacle. Cela se justifie par le fait que, contrairement aux enfants étrangers,  les enfants français sont obligés eux de choisir les écoles françaises pour suivre un cursus scolaire dans leur langue.

Non Madame ! La mesure de prise en charge n’est pas un bénéfice rendu à une « petite part de la société française ».

Il n’y a pas plus de Français riches ni pauvres à l’étranger qu’en France, et les classes moyennes y sont tout autant majoritaires. Mais les écoles sont gratuites en France pour tous, Français et étrangers, riches et pauvres, assujettis à l’impôt ou non. Et à l’étranger, elles sont payantes, et chères. Moins d’un tiers des enfants français les fréquentent, une proportion équivalente ne pouvant se le permettre faute de moyens financiers suffisants.

C’est ça l’injustice. Et c’est pour y pallier que le Président de la République a voulu que les frais de scolarité des enfants français soient pris en charge par la collectivité nationale. Dans l’équité. Tous les enfants français seront concernés dès leur arrivée en classe de Seconde.

Alors, oui, des mesures d’adaptation seront prises.

Un rapport d’impact, après la mise en route sur les trois classes concernées, réalisé par deux parlementaires, Geneviève COLOT pour l’Assemblée nationale et Sophie JOISSAINS pour le Sénat, sera remis dans les prochains jours au Président de la République. Il prévoira certainement, entre autres, un plafonnement de remboursement par enfant et par établissement pour bloquer la dépense, en cette période de crise budgétaire, et pour éviter que les écoles n’augmentent exagérément leurs tarifs. Éventuellement aussi une adaptation des prestations familiales pour les familles de fonctionnaires aux revenus insuffisants.

                Croyez bien, chère Madame, que les familles françaises à l’étranger dont une grande partie contribue au rayonnement culturel et à la défense de la Francophonie souhaitent comme vous, voir bien fonctionner les lycées français à l’étranger. Elles sont convaincues surement autant que vous de l’importance de la place faite aux enfants étrangers dans nos écoles, la moitié d’entre elles étant binationales. Elles savent tout comme vous l’influence culturelle portée par les lycées. Mais elles savent aussi que la mission des lycées français à l’étranger n’est pas pervertie et qu’ils ne sont pas en danger. Au contraire, ils sont un exemple pour les autres pays.

 

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